La balise title se place dans la section head du code HTML, sous la forme title Mon titre de page title. Elle n'apparaît jamais directement dans le corps visible de la page : son rendu se fait ailleurs, dans l'onglet du navigateur, dans les favoris, et surtout dans la page de résultats de Google où elle devient le lien cliquable bleu. Chaque page d'un site doit avoir sa propre balise title, unique et descriptive.
Il ne faut pas la confondre avec le titre h1, qui est le grand titre visible en haut du contenu lu par les visiteurs. Le title et le h1 peuvent se ressembler, mais ils ont des rôles distincts : le premier s'adresse aux moteurs et aux chercheurs avant le clic, le second s'adresse au lecteur une fois sur la page.
La balise title remplit deux missions qui se renforcent. Côté moteurs, c'est l'un des signaux on-page les plus importants pour comprendre le sujet d'une page. Un mot-clé bien placé dans le title aide Google à associer la page à une requête. Côté humains, le title est la première chose lue dans les résultats : un titre clair et attractif fait grimper le taux de clic (CTR), c'est-à-dire la proportion d'internautes qui choisissent votre lien parmi tous ceux affichés.
Or ce taux de clic agit en retour sur le SEO. À position égale, une page qui récolte plus de clics que ses voisines envoie un signal de pertinence à Google et tend à se maintenir, voire à progresser. La balise title est donc à la fois un levier direct (signal sémantique) et un levier indirect (via le CTR).
On entend souvent parler de 60 caractères, mais Google ne raisonne pas en caractères : il affiche les titres jusqu'à une largeur d'environ 600 pixels sur ordinateur. Or un W large prend plus de place qu'un i fin. En pratique, viser entre 55 et 60 caractères garde une marge confortable pour ne pas être tronqué par des points de suspension, quelle que soit la combinaison de lettres.
La précaution la plus utile est de placer l'information essentielle et le mot-clé au tout début. Même si la fin du titre est coupée sur certains écrans, le début reste toujours visible. Un titre dont le sens tient dans les 40 premiers caractères est robuste, peu importe les troncatures.
Mot-clé en tête. Commencez par le terme principal sur lequel vous voulez vous positionner. C'est la partie toujours lue par Google comme par l'internaute, et elle ne risque pas d'être tronquée.
Un titre par intention. Le title doit refléter ce que cherche l'internaute. Pour une page définition, un format comme Terme : définition, rôle et exemples répond directement à l'intention informationnelle et rassure sur le contenu à venir.
Ajoutez un élément d'attractivité. Un chiffre, une promesse, une année ou un bénéfice clair augmente le taux de clic. Le titre doit informer mais aussi donner envie de choisir votre lien plutôt qu'un autre.
Marque en fin si la place le permet. Beaucoup de sites terminent par le séparateur barre verticale suivi du nom de marque. Utile pour la notoriété, à condition que la marque ne mange pas l'espace réservé au mot-clé.
Restez honnête. Un title trompeur génère du clic puis une déception immédiate, donc un retour rapide vers Google. Ce signal négatif finit par desservir la page.
Des titles dupliqués. Plusieurs pages avec le même title brouillent Google sur la page à positionner et diluent vos chances. Chaque page mérite un titre unique.
Le bourrage de mots-clés. Répéter trois fois le même terme dans le title paraît artificiel et déclenche souvent une réécriture par Google. Un seul mot-clé bien placé suffit.
Un titre trop long. Au-delà de la limite d'affichage, la fin disparaît. Si l'information clé se trouve à la fin, elle devient invisible dans les résultats.
Oublier de remplir la balise. Sans title défini, Google en fabrique un à partir du contenu, rarement aussi pertinent que ce que vous auriez rédigé. C'est une occasion manquée d'optimiser le clic.