Publicité digitale

Publicité display

La publicité display désigne les annonces graphiques (bannières, visuels, animations) diffusées sur les sites web, les applications et les plateformes vidéo. Contrairement au référencement payant qui répond à une recherche, le display s'affiche pendant que l'internaute consulte un contenu, sans qu'il ait rien demandé. C'est un levier de notoriété et de rappel, mesuré à l'exposition plus qu'au clic, et l'une des briques historiques de la publicité en ligne.
Bannières publicitaires graphiques affichées autour d'un contenu sur un écran d'ordinateur

Qu'est-ce que la publicité display

Le display regroupe toutes les annonces visuelles affichées sur l'espace publicitaire d'un site tiers : une bannière en haut d'un article, un pavé dans la colonne de droite, un encart au milieu du contenu. Le terme s'oppose au search (annonces textuelles sur les moteurs de recherche). Là où le search capte une demande déjà formulée, le display va chercher l'internaute là où il passe son temps, sur ses sites d'actualité, ses blogs et ses applications préférées.

Le modèle économique est simple : l'éditeur (le site qui héberge la publicité) met à disposition des emplacements, l'annonceur paie pour y diffuser ses visuels. L'achat se fait de plus en plus en programmatique, c'est-à-dire via des plateformes automatisées qui achètent chaque impression aux enchères en temps réel, plutôt que par négociation directe de gré à gré.

Le display couvre plusieurs sous-familles : la bannière statique, le format animé ou HTML5, le display dynamique (le visuel s'adapte au produit consulté), et la vidéo display (un spot court diffusé dans un emplacement bannière). Tous partagent la même logique : une diffusion sur l'inventaire des éditeurs, en dehors des pages de résultats des moteurs.

À retenir

  • Le display est de la publicité graphique poussée vers l'internaute pendant sa navigation, pas en réponse à une recherche
  • Il se mesure d'abord à l'exposition (impressions, couverture) et non au clic, dont le taux est structurellement faible
  • L'achat passe majoritairement par le programmatique, qui automatise l'achat d'impressions aux enchères

Les formats standards IAB

Pour qu'une bannière puisse s'afficher sur n'importe quel site, ses dimensions doivent être normalisées. C'est le rôle de l'IAB (Interactive Advertising Bureau), l'organisme qui standardise les tailles publicitaires. Concevoir vos visuels aux dimensions IAB garantit qu'ils trouveront des emplacements disponibles sur la quasi-totalité de l'inventaire.

Trois formats concentrent l'essentiel des emplacements et des performances :

À ces trois piliers s'ajoutent le 320x100 et le 320x50 pour le mobile, ainsi que le 970x250 (billboard) pour les emplacements premium très visibles. En pratique, livrer une campagne avec ces cinq à six tailles couvre la grande majorité des emplacements et évite de laisser des impressions inexploitées faute de format adapté.

Les principaux formats IAB à l'échelle
728 x 90 leaderboard 300 x 250 rectangle 160 x 600 skyscraper 320 x 50 mobile 970 x 250 billboard 320 x 100 Proportions indicatives, non strictement à l'échelle réelle. Bleu : ordinateur, ambre : vertical et mobile.
Les formats IAB couvrent l'ordinateur, le mobile et les emplacements premium ; livrer plusieurs tailles maximise les impressions servies.

Réseaux, ciblage et diffusion

Le plus vaste réseau display est le Google Display Network (GDN), qui regroupe des millions de sites, d'applications et de vidéos partenaires, dont YouTube et Gmail. Une seule campagne y atteint une couverture qui dépasse la majorité des internautes français. À côté du GDN existent les régies des grands éditeurs, les places de marché programmatiques (ad exchanges) et les réseaux sociaux qui proposent aussi des formats display dans leurs fils.

La force du display moderne tient à son ciblage. Au lieu de choisir des sites un par un, vous décrivez l'audience : centres d'intérêt, données démographiques, intention d'achat détectée, audiences similaires à vos clients, ou encore visiteurs récents de votre site pour le retargeting. La plateforme se charge de trouver les emplacements où ces personnes se trouvent, en temps réel.

On distingue deux grandes intentions de diffusion. La prospection vise des audiences froides qui ne vous connaissent pas, pour installer la notoriété. Le retargeting recible des personnes déjà venues sur votre site, pour les ramener vers la conversion. Ces deux usages mobilisent le même canal display mais répondent à des logiques opposées : élargir d'un côté, rappeler de l'autre.

Un point de vigilance permanent : la répétition. Sans plafond de répétition (frequency capping), une même personne peut voir votre bannière des dizaines de fois par jour, ce qui irrite et gaspille du budget. Limiter le nombre d'impressions par personne et par période est un réglage de base de toute campagne display saine.

Objectifs, métriques et place dans le tunnel

Le display intervient surtout en haut et milieu de tunnel : il fait connaître une marque, installe un message, puis rappelle l'offre aux personnes déjà exposées. Lui demander des conversions immédiates au clic, comme on le ferait du search, conduit presque toujours à une déception. Sa valeur se lit dans la couverture obtenue, la mémorisation, et les conversions qui surviennent plus tard, après plusieurs points de contact.

Les métriques clés diffèrent donc de celles du search :

Place du display dans le tunnel
Notoriété : display prospection (CPM, couverture) Considération : display thématique et affinitaire Conversion : retargeting display
Le display couvre la notoriété et la considération, puis revient en bas de tunnel sous forme de retargeting pour déclencher l'action.

En résumé, le display se pilote comme un levier d'exposition. Couplé à un retargeting bien réglé et mesuré sur des conversions post-vue, il construit la demande que le search viendra ensuite capter. Le juger au seul taux de clic revient à mesurer un panneau d'affichage au nombre de passants qui le touchent du doigt.

Questions fréquentes

Le search répond à une intention exprimée : l'internaute tape une requête, votre annonce apparaît. Le display est de la publicité push : votre bannière s'affiche pendant que la personne lit un contenu, sans qu'elle ait rien demandé. Le search capte la demande existante, le display la crée ou la rappelle. Les deux se complètent dans un dispositif complet.
Un CTR de 0,05 à 0,1 pourcent est courant en display, contre plusieurs pourcents en search. C'est normal : la personne n'a pas exprimé d'intention d'achat, la bannière interrompt sa navigation. Le display se juge donc à l'exposition (impressions, couverture, mémorisation) et aux conversions post-impression, pas au clic. Optimiser uniquement sur le CTR fait passer à côté de sa vraie valeur.
Trois formats concentrent l'essentiel de l'inventaire : le rectangle moyen 300x250, le leaderboard 728x90 et le large skyscraper 160x600. Le 300x250 est le plus polyvalent car il s'intègre aussi bien sur ordinateur que sur mobile. Prévoir ces trois tailles, plus un format mobile 320x100, couvre la grande majorité des emplacements disponibles.
Les deux, selon le réglage. En prospection large, le display fait du branding : il installe la notoriété auprès d'audiences qui ne vous connaissent pas. En retargeting, il fait de la performance : il rappelle votre offre aux visiteurs récents et les ramène vers la conversion. Le même canal change de rôle selon l'audience ciblée et l'objectif de la campagne.

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