Une page web est faite pour être lue par des humains. Un robot d'indexation, lui, voit surtout du texte et du code : il peut deviner beaucoup de choses, mais pas tout avec certitude. Une suite de chiffres est-elle un prix, une note ou une date ? Les données structurées résolvent cette incertitude en ajoutant des étiquettes explicites au contenu : ceci est un produit, ceci est son prix, ceci est sa note moyenne sur tant d'avis.
Ce balisage ne change rien à l'apparence de la page pour le visiteur. Il s'adresse uniquement aux machines, pour qu'elles comprennent sans risque d'erreur la nature de chaque information. Mieux la machine comprend, mieux elle peut mettre en valeur votre contenu dans ses résultats.
Pour que les moteurs comprennent le balisage, il faut un vocabulaire commun. C'est le rôle de Schema.org, un référentiel partagé par Google, Bing, Yahoo et Yandex qui définit des centaines de types d'objets (Article, Produit, Recette, Événement) et leurs propriétés (nom, prix, date, auteur). En utilisant ce vocabulaire, vous êtes sûr que tous les moteurs parleront le même langage que vous.
Côté technique, Google recommande le format JSON-LD : un bloc de code inséré dans la page, séparé du contenu visible, qui liste les informations sous forme de paires propriété-valeur. Son grand avantage est d'être indépendant du HTML d'affichage : vous pouvez l'ajouter ou le modifier sans toucher à la mise en page. Les anciens formats microdonnées et RDFa, qui s'intègrent directement dans les balises HTML, restent acceptés mais sont moins pratiques à maintenir.
Article. Pour les pages éditoriales et de blog : titre, auteur, date de publication, éditeur. C'est le balisage de base de tout contenu rédactionnel.
FAQPage. Pour une page comportant une vraie liste de questions-réponses. Bien utilisé, il peut afficher les questions dépliables directement dans les résultats, ce qui occupe plus de place à l'écran.
Product et AggregateRating. Pour les fiches produit : nom, prix, disponibilité, et surtout la note moyenne avec le nombre d'avis, qui déclenche l'affichage des étoiles.
BreadcrumbList. Pour le fil d'Ariane, qui remplace l'URL brute par un chemin lisible (Accueil, Catégorie, Page) dans le résultat.
Recipe, Event, LocalBusiness, HowTo. Pour les recettes, événements, commerces locaux et tutoriels, chacun ouvrant des affichages enrichis spécifiques. La règle d'or : ne baliser que ce qui correspond réellement au contenu visible, sous peine de voir le balisage ignoré.
L'intérêt concret des données structurées tient en deux mots : résultats enrichis (rich results). Grâce au balisage, Google peut transformer un lien bleu standard en résultat agrémenté d'étoiles, de prix, d'images, de questions dépliables ou d'un fil d'Ariane lisible. Visuellement, ces résultats occupent plus de place et captent davantage le regard.
Soyons clairs sur l'effet SEO : le balisage n'est pas un facteur de classement, il ne fait pas monter la page. Mais en rendant votre lien plus attractif, il augmente le taux de clic, ce qui profite indirectement à la performance. Attention toutefois, l'affichage enrichi reste à la discrétion de Google : un balisage correct rend la page éligible, sans garantie d'affichage. Et un balisage trompeur, qui décrit des informations absentes de la page, expose à des sanctions. La rigueur est de mise.