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Performance Max

Avec une campagne Performance Max, l'annonceur ne choisit plus ses mots-clés, ses emplacements ni ses formats. Il fournit un objectif, un budget, des textes, des images et des vidéos, et Google décide seul où et quand diffuser les annonces, sur l'ensemble de ses réseaux. Lancé en 2021, ce type de campagne a remplacé les campagnes Shopping intelligentes et locales, et il occupe désormais une place centrale dans Google Ads.

La définition de Performance Max

Performance Max est un type de campagne Google Ads, ouvert à tous les annonceurs en novembre 2021. Une seule campagne diffuse des annonces sur tout l'inventaire de Google, soit le réseau de recherche, YouTube, le réseau Display, Discover, Gmail et Maps.

Son principe repose sur l'automatisation. L'annonceur fixe un objectif de conversion et un budget, fournit ses éléments créatifs et quelques indications sur son public. Les algorithmes de Google choisissent ensuite les canaux, les formats, les audiences et les enchères, requête par requête.

En 2022, Google a converti automatiquement les campagnes Shopping intelligentes et les campagnes locales en Performance Max, entre avril et septembre. Pour un site marchand qui diffuse ses produits dans Google Shopping, c'est devenu le format par défaut.

Le fonctionnement d'une campagne

Les groupes d'éléments. Une campagne contient un ou plusieurs groupes d'éléments, qui rassemblent des titres, des descriptions, des images, des logos et des vidéos autour d'un même thème. Google les assemble en annonces adaptées à chaque emplacement. Pour un e-commerçant, la campagne s'appuie aussi sur le flux de produits du Merchant Center.

Les signaux d'audience. L'annonceur peut indiquer des profils susceptibles de convertir, comme ses listes de clients ou des audiences personnalisées. Ces signaux servent de point de départ à l'algorithme, qui peut ensuite s'en écarter. Ce ne sont pas des critères de ciblage stricts.

Les enchères. La campagne fonctionne avec les stratégies du Smart Bidding orientées conversion. Elle cherche à maximiser le nombre de conversions ou leur valeur, avec, si on le souhaite, un coût par acquisition ou un ROAS cible.

Tout repose donc sur la qualité du suivi des conversions. Une campagne qui optimise un objectif mal mesuré, comme un simple clic sur un bouton, trouvera efficacement des clics sans valeur.

Les leviers de pilotage

À son lancement, Performance Max offrait très peu de visibilité sur ses diffusions. Google a ajouté des outils de contrôle au fil des années, et en particulier en 2025.

Le rapport sur les performances par canal. Il détaille les impressions, les clics, les conversions et les coûts par canal, recherche, YouTube ou Display, ce qui permet de voir où part le budget.

Le rapport sur les termes de recherche. Il montre les requêtes qui ont déclenché les annonces sur le réseau de recherche, comme pour une campagne Search.

Les mots-clés à exclure. Ils s'ajoutent au niveau de la campagne, jusqu'à 10 000, mais ne s'appliquent qu'aux diffusions sur le réseau de recherche et dans Shopping. Google recommande de les réserver aux termes sans rapport avec l'activité ou aux questions de sécurité de la marque.

Des exclusions de contenus et d'emplacements permettent en outre de préserver la sécurité de la marque sur les réseaux Display et YouTube.

Les limites de l'automatisation

Performance Max fonctionne comme une boîte noire. Même avec les nouveaux rapports, l'annonceur ne sait pas précisément pourquoi l'algorithme a choisi tel emplacement ou tel public, et il dispose de peu de moyens pour l'en empêcher.

La mesure des résultats pose aussi question. Google indiquait, au lancement, que les annonceurs utilisant Performance Max obtenaient en moyenne 13 % de conversions supplémentaires à coût par acquisition comparable. Ce chiffre vient de la régie elle-même. Une campagne qui touche des internautes déjà décidés à acheter, par exemple via le retargeting ou les requêtes de marque, peut afficher d'excellents résultats sans créer de ventes nouvelles.

La seule façon de mesurer son effet réel reste le test d'incrémentalité, qui compare des zones ou des périodes avec et sans campagne. C'est un bon complément aux rapports d'attribution de la plateforme.

Questions fréquentes

C'est un type de campagne Google Ads qui diffuse des annonces sur tout l'inventaire de Google, recherche, YouTube, Display, Discover, Gmail et Maps, à partir d'un seul objectif. L'annonceur fournit un budget, des éléments créatifs et des signaux d'audience, et l'algorithme choisit les emplacements, les formats et les enchères.
Non. Les deux cohabitent, et une campagne Search reste prioritaire quand la requête correspond exactement à l'un de ses mots-clés en correspondance exacte. Beaucoup d'annonceurs gardent le Search pour les requêtes qu'ils veulent maîtriser et laissent Performance Max chercher des conversions ailleurs.
Oui, depuis 2025, jusqu'à 10 000 mots-clés à exclure par campagne. Ils ne s'appliquent qu'aux diffusions sur le réseau de recherche et dans Shopping. Pour écarter les recherches sur le nom de sa propre marque, Google recommande plutôt les exclusions de marque, qui couvrent aussi les fautes de frappe et les variantes.
Les rapports de la plateforme ne suffisent pas, car la campagne peut capter des internautes qui auraient acheté sans publicité, notamment sur les requêtes de marque. Il faut exclure ces requêtes, regarder la répartition par canal et, idéalement, mener un test d'incrémentalité qui compare des zones avec et sans campagne.

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