Avant de positionner une page, Google doit la trouver (crawl) puis décider de la stocker dans son index (indexation). Le SEO technique s'assure qu'aucun obstacle ne bloque ces deux étapes.
Le fichier robots.txt est la première porte. Il indique aux robots lesquelles de vos pages ils peuvent ou ne peuvent pas explorer. Une erreur de configuration (bloquer accidentellement les pages principales ou les ressources CSS/JS) peut désindexer l'ensemble du site.
La balise meta robots (<meta name="robots" content="noindex">) est un contrôle plus précis, page par page. Elle est utile pour les pages de confirmation, les pages de filtres e-commerce dupliqués ou les pages de résultats de recherche interne que vous ne souhaitez pas voir apparaître dans Google.
Le sitemap XML est la carte que vous donnez à Google de votre site. Il doit lister uniquement les pages indexables (en 200, sans canonical vers une autre URL), être soumis dans Google Search Console et mis à jour à chaque nouvelle publication.
La profondeur de clic désigne le nombre de clics nécessaires pour atteindre une page depuis la page d'accueil. Les pages importantes (catégories, articles phares) ne devraient pas être à plus de 3 clics. Au-delà, Googlebot les découvre moins régulièrement et leur accorde moins d'importance dans la structure du site.
Une URL bien formée est courte, lisible et reflète la hiérarchie du site. Exemple : exemple.fr/blog/guide-seo-technique/ est préférable à exemple.fr/?p=1234&cat=5. Les URLs avec paramètres peuvent généralement être résolues par les CMS modernes, mais elles restent moins lisibles pour les moteurs et les utilisateurs.
Les redirections 301 (permanentes) transmettent le PageRank de l'ancienne URL vers la nouvelle. Elles sont indispensables lors d'une migration de domaine, d'une refonte de structure ou de la suppression d'une page. Les redirections en chaîne (A → B → C) diluent l'autorité et ralentissent le crawl : il faut les raccourcir en redirect direct (A → C).
Les erreurs 404 ne sont pas catastrophiques pour le SEO si les pages concernées n'avaient pas d'autorité. En revanche, une page avec des backlinks qui renvoie une 404 est une perte nette de PageRank. Une redirection 301 vers la page de remplacement la plus pertinente récupère cette autorité.
Les balises canoniques résolvent le problème du contenu dupliqué technique : quand une même page est accessible via plusieurs URLs (avec/sans www, avec/sans trailing slash, avec paramètres UTM), elles indiquent à Google quelle version est l'originale à indexer.
La vitesse est à la fois un signal de positionnement officiel (Page Experience, Core Web Vitals) et un facteur d'expérience utilisateur direct. Les principaux leviers :
loading="lazy" diffère le chargement des images hors viewport.async ou defer pour ne pas bloquer le rendu.Les données structurées sont un balisage JSON-LD (ou microdata) qui aide Google à comprendre ce que représente votre contenu au-delà du texte brut. Elles ne génèrent pas directement un meilleur positionnement, mais peuvent faire apparaître des rich snippets dans les résultats : étoiles d'avis, prix, FAQ accordéon, fil d'Ariane, recette, événement.
Les types de balisage les plus courants et utiles : Article, FAQPage, Product (avec AggregateRating), LocalBusiness, BreadcrumbList, HowTo, Event. L'outil de test des données structurées de Google (Rich Results Test) permet de vérifier leur validité avant mise en ligne.
HTTPS est un signal de positionnement depuis 2014. En pratique, tous les sites modernes sont déjà en HTTPS — c'est une condition basique, pas un avantage concurrentiel. Un site encore en HTTP en 2026 affichera des avertissements de sécurité dans Chrome, ce qui plombe le taux de rebond avant même tout enjeu SEO.
Mobile-first indexing : depuis 2019, Google indexe prioritairement la version mobile des sites. Si votre site desktop et mobile ont des contenus différents (menu tronqué sur mobile, textes raccourcis), c'est la version mobile la moins complète qui est indexée.
Hreflang : pour les sites multilingues ou multi-régionaux, les balises hreflang indiquent à Google quelle version d'une page servir selon la langue et le pays de l'utilisateur. Sans hreflang, Google peut afficher la mauvaise version de langue dans les résultats, ou traiter les pages comme du contenu dupliqué.