Google utilise les liens entrants comme signal d'autorité depuis l'origine de son algorithme PageRank (1998). Le principe : si de nombreux sites de qualité pointent vers une page, cette page est probablement digne de confiance sur le sujet traité. L'algorithme a évolué considérablement depuis, mais les liens entrants restent l'un des facteurs de positionnement les mieux documentés.
Un lien transmet deux choses : du PageRank (autorité, force de positionnement) et de la pertinence thématique (contexte sémantique). Un lien depuis un site de cuisine vers votre recette de soupe renforce votre autorité sur le sujet "recettes", ce qu'un lien depuis un annuaire générique ne ferait pas.
Par défaut, un lien est dofollow : il transmet du PageRank. Aucun attribut spécifique n'est nécessaire. C'est le format que vous cherchez quand vous faites du netlinking.
Le nofollow (attribut rel="nofollow") était historiquement utilisé pour indiquer à Google de ne pas suivre le lien. Depuis 2019, Google le traite comme un "indice", non comme une directive stricte : il peut toujours en tenir compte, à sa discrétion. Les liens nofollow sur de grands médias restent utiles pour la visibilité et la diversité naturelle du profil de liens.
Depuis 2019, deux nouveaux attributs existent :
rel="ugc" (User Generated Content) : signale un lien dans un commentaire, un forum ou un contenu généré par les utilisateursrel="sponsored" : signale un lien rémunéré ou un partenariat commercialEn pratique, la majorité des professionnels du SEO cherchent des liens dofollow, mais un profil de liens 100% dofollow sans nofollow paraît artificiel aux yeux de Google.
L'autorité du domaine source : un site avec un Domain Rating (Ahrefs) ou Domain Authority (Moz) élevé transmet plus de PageRank. La presse nationale, les sites gouvernementaux (.gouv.fr), les universités (.edu) et les sites de référence de votre secteur sont les sources les plus valorisées.
La pertinence thématique : un lien depuis un site traitant du même sujet que vous renforce votre autorité topicale. Google analyse le contexte de la page qui contient le lien, pas seulement le domaine.
Le texte d'ancre : une ancre descriptive contenant votre mot-clé cible donne un signal sémantique fort. Attention à l'over-optimisation : un profil où toutes les ancres reprennent exactement le même mot-clé paraît manipulé. Un mélange naturel (ancres de marque, ancres génériques, ancres thématiques) est plus sûr.
La position dans la page : un lien dans le corps d'un article a plus de valeur qu'un lien dans un footer ou une sidebar. Google part du principe qu'un lien éditorial, dans un contexte rédigé, est plus authentique.
L'unicité du domaine : obtenir 10 liens depuis 10 domaines différents est plus impactant qu'obtenir 10 liens depuis le même domaine. La diversité des domaines référents est un indicateur clé de la force d'un profil de liens.
Le link building éditorial : créer du contenu si utile ou si unique qu'il attire naturellement des liens. Les études avec données originales, les guides de référence exhaustifs, les outils gratuits et les infographies sourcées sont les formats qui génèrent le plus de liens naturellement.
Le guest blogging : écrire un article invité sur un site de votre secteur en échange d'un lien vers votre site. La qualité de l'article doit être aussi élevée que sur votre propre site — les sites de référence publient peu de contenus médiocres.
Le broken link building : identifier des liens cassés sur des sites de votre secteur, puis proposer votre contenu comme remplacement. Le webmaster y trouve un intérêt direct (corriger une erreur) et vous obtenez un lien pertinent.
Les mentions sans lien : surveiller les mentions de votre marque en ligne (alertes Google, Mention, Brand24) et contacter les sites qui vous citent sans faire de lien pour leur demander d'en ajouter un.
Les partenariats et co-marketing : collaborer avec des acteurs complémentaires (études communes, webinaires, ressources partagées) génère souvent des liens de façon organique et pérenne.
Acheter des liens en masse sur des réseaux de sites artificiels (PBN). La détection est de plus en plus fiable et les pénalités manuelles peuvent effacer des années de travail en quelques jours.
Avoir des ancres sur-optimisées. Si 80 % de vos liens entrants ont exactement le même texte d'ancre (votre mot-clé cible), Google détecte le signal artificiel. Diversifiez les formulations.
Ignorer la qualité du site source. Un lien depuis un site avec des milliers de liens sortants vers des domaines sans rapport, un contenu généré automatiquement ou un faible trafic apporte très peu de valeur, voire un signal négatif.
Ne pas surveiller son profil de liens. Des concurrents ou des acteurs malveillants peuvent créer des liens toxiques pointant vers votre site pour vous nuire (negative SEO). Le fichier de désaveu Google Search Console permet de neutraliser ces liens.